Aram Bartholl, né en 1972 en Allemagne, est un artiste contemporain connu pour ses projets qui interrogent le lien entre le numérique et l’espace public. Il explore comment Internet et les technologies influencent nos comportements et notre perception du réel. Ses œuvres combinent souvent des objets physiques et des idées numériques pour créer des situations inattendues dans la vie quotidienne. Bartholl a exposé internationalement et ses projets sont souvent documentés dans les médias spécialisés en art contemporain et nouvelles technologies.
Dead Drops est un réseau de partage de fichiers anonymes dans l’espace public. Bartholl insère des clés USB dans les murs de la ville pour créer un réseau open-source. Le projet questionne notre rapport à la propriété, la connectivité et la surveillance. C’est une œuvre interactive : tout le monde peut participer, télécharger ou déposer des fichiers, offrant une expérience concrète de l’Internet dans l’espace réel.
Dans le projet Map, Bartholl matérialise les marqueurs rouges de Google Maps en taille réelle dans l’espace public. L’œuvre interroge notre perception du lieu et du virtuel, comment le numérique transforme notre vision du monde réel. Les visiteurs peuvent se déplacer autour de ces marqueurs et réfléchir à la façon dont Internet influence notre rapport à l’espace.
The Perfect Beach critique l’esthétique stéréotypée des paysages idéalisés que l’on retrouve sur Internet et les réseaux sociaux. Bartholl construit un décor presque trop parfait, questionnant l’illusion du numérique et notre obsession pour l’image. L’œuvre est une réflexion sur la manière dont nous consommons des représentations standardisées de lieux et de vacances.
Ce que j’apprécie particulièrement dans le travail de Bartholl, c’est sa capacité à rendre visibles des éléments du numérique que nous ignorons dans notre vie quotidienne. Il nous pousse à réfléchir à notre rapport aux technologies, aux flux d’informations et à la surveillance, tout en créant des interactions concrètes avec ses œuvres. Ses projets invitent à la participation, à la réflexion et souvent à un petit questionnement sur nos habitudes numériques.
Bartholl s’inspire de la culture hacker, du DIY, du Net Art, des communautés open-source et des pratiques artistiques explorant l’interface entre numérique et réel. Ses références incluent des artistes, des mouvements et des projets qui questionnent l’accessibilité, la participation et l’impact du numérique sur nos vies.